Elections régionales, morne campagne ! Une fois le soufflet médiatique Frêche retombé, en l’absence d’un vrai débat régional et devant la profusion des listes, on peut se demander comment l’électeur reconnaîtra les siens.
Alors, modestement, je me bornerai à essayer de découvrir, dans cette campagne, quelques coins insolites qui peuvent encore avoir un certain charme.
Ainsi, malgré la multiplicité des candidats, on découvre, miracle ! des partis politiques qui ont décidé de ne pas participer : c’est le cas du parti « républicain et gaulliste indépendant » qui se nomme « Debout la république ».
Si vous en ignoriez l’existence, on vous pardonnera aisément, car c’est le type même de parti dont on dit, selon l’expression populaire, qu’il tient son congrès dans une cabine téléphonique.
Mais là n’est pas l’originalité. En démocratie, il ne faut pas se moquer des tout petits partis : on sait en effet que parfois, des reports de voix infimes peuvent faire la différence entre la victoire et la défaite.
Or, Debout la République, présent dans l’Aude, a décidé, à la fois de ne pas participer et de s’abstenir de toute consigne de vote.
Mais on apprend dans un média narbonnais que son secrétaire départemental, lui, aurait pris parti personnellement de façon plus ou moins claire pour la liste de Frêche.
Qui ne représente pas, c’est évident, sa famille politique.
Résultat, les instances nationales ont suspendu le secrétaire départemental audois.
Décidément, les sanctions sont à la mode chez les responsables des partis politiques !
C’est à la fois compréhensible quant à la discipline exigée dans ces partis, même numériquement très faibles, mais amusant quant aux circonstances.
« Debout la République » se dit républicain, gaulliste et indépendant. Mais il n’apprécie guère les militants à l’esprit indépendant.
Le mot d’ordre n’est plus « Debout le République » ; pour le militant qui aboie trop fort, c’est « couché ! à la niche ! »
Tant pis si Dieu ne reconnaît pas… les chiens.